Depuis quelques semaines, un collectif de citoyens répondant au nom de Déccibel (pour « démarche citoyenne contre l’incivisme et le bruit en ville ») fait parler de lui à Cluny, dans la presse et sur internet.

Dans un courrier envoyé au maire de Cluny et disponible sur son site internet, ce collectif demande notamment « l’interdiction de diffuser de la musique amplifiée dans les lieux publics » et que des dérogations ne soient accordées que « exclusivement lors de circonstances particulières » comme les « manifestations culturelles et sportives, fêtes nationales et commémorations ».

Ce collectif demande également que ne soient pas accordées à Cluny « les manifestations bruyantes par nature et sujettes aux tumultes sur l’espace public, telles que les monomes », et que des dispositions soient prises pour limiter le bruit des « débits de boisson et restaurants ouvrant au-delà de 20 heures » et des « terrasses en particulier », même en journée.

Suite à la création de ce collectif, plusieurs commerçants du centre-ville ont fait part au JSL de leur inquiétude que « Cluny devienne cité dortoir, une ville morte ». Ils rappellent également que les manifestations musicales « ne sont autorisées que jusqu’à 23 heures au lieu d’une heure du matin auparavant (…) et sur une période de deux mois, de la fête de la musique à fin août ».
Selon eux, l’interdiction d’organiser des manifestations estivales le soir à Cluny conduirait à une « baisse de l’activité touristique », et serait par conséquent préjudiciable à l’économie locale.

Seul point « d’accord » : commerçants et collectif Déccibel demandent au maire de Cluny de faire connaître sa position sur ce sujet… qui n’a pas fini de faire du bruit !